Extrait :

Au cours des dernières années, j’ai publié une série d’ouvrages pratiques sur les difficultés de la langue française. Ces livres ont connu un grand succès, preuve que les francophones d’Amérique aiment leur langue et tiennent à l’améliorer. Toutefois, jamais rien n’est acquis. La langue évolue: un mot qui était fautif il y a vingt-cinq ans est passé dans l’usage dans l’ensemble de la francophonie, une faute courante à l’époque semble corrigée, de nouvelles confusions de sens ont fait leur apparition. Par exemple, s’impliquer au sens de «s’engager» «s’investir», est maintenant admis, de même que mature, pour parler de «quelqu’un qui fait preuve de maturité»; on entend beaucoup moins de gens parler du poêle qu’ils utilisent dans leur cuisine ou de leur char; mais plusieurs confondent impayable avec ineffable et gérant avec imprésario. Un phénomène subsiste néanmoins et s’accentue à l’échelle planétaire: la prédominance de l’anglais.

Dans bien des cas, la chasse à l’anglicisme semble une bataille perdue. Et quand nos cousins de France et de Belgique se mettent à puiser dans la marmite anglo-saxonne, ils n’y vont pas de main morte. Faut-il baisser les bras pour autant? Je ne le crois pas, moi qui ai toujours promu une langue française de qualité, qui peut exprimer toutes les subtilités d’une pensée originale, fût-elle nord-américaine.

Le bon mot, déjouer les pièges du français

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